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Bienvenue sur le site  » PERSAN 95340″. Etablie sur 514 hectares au bord de l’OISE, entre CHAMBLY et BEAUMONT SUR OISE à trente-six kilomètres au nord de PARIS, à vingt-six mètre d’altitude, notre ville compte près de neuf mille six cents habitants . Le climat y est tempéré mais on déplore parfois des inondations.

Chef lieu : Beaumont sur Oise

Villes du canton : Beaumont-sur-Oise, Berne-sur-Oise, Bruyères-sur-Oise,

Champagne-sur-Oise, Mours, Nointel, Persan, Ronquerolles.

Superficie : 4595 ha

Nombre d’habitants : 30 461

Nous remercions chaleureusement NANOU MEYNARD-VILLEMAGNE dont l’oeuvre historique: De PARCENCO à PERSAN éd. du VALHERMEIL, nous à permis de faire le bref condensé qui suit. Vous trouverez dans cet ouvrage tout le détail, des références précises, des photos et des illustrations de PIERRE PLACE. Le tout mis en page avec beaucoup de soin.Bien sûr, nous apporterons toute modification nécessaire à ce condensé s’il s’avère que nous avons mal interprété certains faits.

Liens

d’illustration: http://www.arts-et-metiers.nethttp://docarmor.free.fr

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Le blason est issu des armoiries du seigneur et marquis de PERSAN, Nicolas DOUBLET (1616-1695), représentant trois demoiselles ou doublets couleur or sur écus fond bleu tenu par deux lions or, le tout couronné d’or également. La ville a rajouté aux armes de la famille Doublet le pont enjambant l’Oise.

La cité a traversé les âges sous les noms divers de PARCENCO, PARCENC, PARCENT, PERSENT, PERSANGS etc…pour trouver enfin son orthographe définitive en 1791.

L’histoire de PERSAN a commencé à l’époque gallo-romaine mais on a trouvé des monuments tels qu’une allée couverte datant du paléolithique inférieur. Ce n’était qu’un bourg se nommant alors PARCENCO. Son destin a été étroitement lié à celui de BEAUMONT SUR OISE, les deux bourgades étaient séparées par la rivière Oise mais reliées par un pont. C’est à l’époque gallo-romaine que fût construit le premier pont

en bois permettant de traverser la rivière à pied sec. Au XII siècle le premier pont en pierre est inauguré. Au fil des guerres ce pont a été fréquemment détruit et toujours rebâti. L’ouvrage actuel a été reconstruit en 1946.

De vocation agricole, PERSAN a traversé les siècles en subissant toutes les invasions, dominations et révoltes qu’a connu l’Ile de France. L’activité traditionnelle de PERSAN et de sa région a longtemps été la meunerie. De nombreux moulins à eau ont contribué au développement de ce petit village resserré autour de son chateau.

PERSAN a vécu la révolution française dans le calme. Les affaires de la ville étant encore dominées par le clergé, le curé préside à l’élection du maire et du conseil municipal. En 1790 et jusqu’à 1792, Jean-Baptiste DEPUILLE devient le premier maire de PERSAN.

A la fin de la révolution le village compte moins de 300 habitants. L’apparition

du chemin de fer en 1844 est à l’origine du développement industriel et de la plus-value des terrains. La gare de PERSAN-BEAUMONT est édifiée en 1846. La population augmente considérablement pour atteindre les 2000 personnes à la fin de le seconde moitié du XIX siècle.

Des terrains libres le long de l’Oise et la place privilégiée de l’agglomération au bord de la rivière facilitent le transport favorisant ainsi les implantations industrielles.

Septembre 1870, La ville comme les cités voisines est pillée par les troupes prussiennes. Deux résistants pris les armes à la main, DESMORTIERS et MAÎTRE sont fusillés. Un monument sculpté et offert par AUGUSTE BARTHOLDI perpétue leur mémoire près du pont de PERSAN.

A la fin du XIX ème siècle, notre ville est en passe de devenir la localité la plus importante du canton. Le vingt-deux décembre 1888, FELIX MILLET mécanicien à

PERSAN, dépose le brevet d’un tricycle pourvu d’un moteur en étoile logé dans la roue. Suit un engin à deux roues avec moteur rotatif. La motocyclette est née.

Au début du XXeme siècle PERSAN compte de nombreuses usines et industries comme les forges, la fonderie, la carrosserie, le caoutchouc, la soie, le textile, la tapisserie, la distillerie, la céramique. Cependant les habitants de la commune, des

paysans locaux et des ouvriers venus de PARIS s’installer près des nouveaux sites d’emploi, déplorent le manque de service public, de médecins et d’épiceries.

Les commerces de la ville voisine, BEAUMONT SUR OISE, engrangent les

bénéfices tirés des richesses produites à PERSAN. Avec l’augmentation de la population, les structures municipales deviennent insuffisantes, la municipalité se dote alors d’une nouvelle mairie, l’actuel hôtel de ville, d’écoles modernes, d’un bureau de poste.

Pendant la première guerre mondiale, l’effort de guerre a pour conséquence

un nouvel accroissement des activités artisanales et industrielles dans notre canton.Le pont est détruit le trois décembre 1914 et remplacé par une passerelle flottante permettant aux troupes de traverser l’OISE. Sur la route du front, PERSAN subit de nombreuses attaques aériennes allemandes. Les villes du canton se consacrent aux soins des soldats blessés dans les hopitaux annexes de MOURS, NOINTEL, BEAUMONT, PERSAN.

Le 11 Novembre 1918 l’armistice met fin à la grande guerre; la vie reprend son cours, l’économie locale continue son développement. La population se plaint des nuisances dûes aux industries. Le pont est reconstruit entre 1922 et 1924. Durant

les années trente, le groupe de communes CHAMBLY-PERSAN-BEAUMONT devient un pôle de recherche important et prolixe. Le front populaire de trente-six divise les ouvriers et leurs patrons lors des grèves générales. Des rumeurs de fermetures d’usines circulent mais le travail reprend à la signatures des accords de matignon entre le président LEON BLUM, les patrons et les syndicats.

Entre 1939 et 1945 nous sommes encore en guerre avec l’Allemagne, la ville voit le passage des troupes, puis des civils en exode. PERSAN est lourdement bombardée par l’armée ennemie et les alliés pour son dépôt ferroviaire et ses usines. Le pont est une

nouvelle fois détruit le dix juin 1940. La luftwaffe prend possession du terrain d’aviation de BERNES-PERSAN créé auparavant pour stationner des appareils de l’armée de l’air française. Ce terrain d’importance secondaire est malgré tout la cible

d’intenses bombardements alliés. La population subit l’occupation en travaillant aux usines et au service du travail obligatoire.

Les persanais cultivent des légumes dans de petits bouts de jardin, plantent parfois du tabac malgré l’interdiction. Certains élèvent en silence quelques lapins. Pendant ce temps la résistance opère dans l’ombre en sabotant les voies ferrées.

Puis vient la libération, l’armée américaine est à PONTOISE mais les soldats allemands en déroute déplacent la population qui se réfugie vers NOISY SUR OISE et BEAUMONT. Ces soldats d’origines diverses enrôlés de force dans la l’armée allemande, se livrent à de nombreux pillages, meurtres, à des viols…Les alliés libèrent une ville désertée par ses habitants. Il s’ensuit les débordements de joies puis les représailles communes à la plupart des villes soumises sous l’occupation.

Texte de BRUNO GRATPANCHE, à partir du livre de NANOU MEYNARD-VILLEMAGNE: De Parcenco à Persan.

 

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